Wednesday, May 23, 2018

ET SI LA ZIPLINE DEVENAIT UN MOYEN DE TRANSPORT INDIVIDUEL ?

Pour prolonger mon précédent post "et si Las Vegas inventait une nouvelle mobilité aérienne ?", le développement des zipline ne vient pas de nulle part.

Ce développement est le résultat d'une culture de la mobilité déconnante et transgressive qui s'impose peu à peu - voir 

Ce développement des ziplines est aussi le résultat de la banalisation du jeu vidéo et de certains jeux comme "Assassin's Creed" dans lequel se déplacer sur une zipline est devenue une banalité quelques soit l'époque (Moyen âge ou début de la révolution industrielle) - voir .

Un autre jeu"Mirror's Edge"a lui aussi contribué à changer notre regard sur la ville et la façon de s'y déplacer en mixant parkour et zipline - voir la vidéo, .

Dans la dernière version "Mirror's Edge Catalyst" on peut même utiliser un nouveau moyen de transport le MAG rope. Un super gant qui associe câble et poulies et qui permet de se déplacer dans la ville comme avec une zipline - voir .


On ne jugera pas ici de la pertinence et de la faisabilité à court terme de ce MAG rope, on retiendra seulement l'idée qu'il y a peut être dans ce gant magique le début de quelque chose qui pourrait ressembler à un moyen de déplacement dans les villes demain.

Avec ce MAG rope, on peut imaginer que zipline devienne un réseau de câbles à laquelle chacun serait libre de se raccrocher.

La zipline deviendrait alors un moyen de transport à part entière permettant aux piétons de s'élever dans les airs sans une machines couteuse (genre ascenseur ou drone).

Ce nouveau réseau s'inscrirait parmi toutes ces mobilités émergentes qui font du ciel un lieu pour les piétons.

Aujourd'hui c'est Las Vegas qui porte cet imaginaire, mais demain cela sans doute d'autres villes  - voir "Entre pont de singe et ski de fond".

Après la basket, le gant magique ? Certains y pensent déjà - voir "le gant comme futur enjeu de l'homme augmenté ?"

On poursuit la réflexion sur les possibles nouvelles mobilités aériennes urbaines dans le prochain post.

Tuesday, May 22, 2018

ET SI LAS VEGAS INVENTAIT UNE NOUVELLE MOBILITÉ AÉRIENNE ?

Le modèle économique Las Vegas s'essouffle. Les revenus liés aux casinos et aux jeux sont en déclins et la ville dite du péché se voit dans l'obligation de se renouveler pour continuer à attirer des touristes.

Las Vegas se pense donc de moins en moins comme un alignement de lieux autarciques - les casinos - et de plus en plus comme un parc d'attractions avec des activités extérieures sensées offrir des émotions de plus en plus fortes et surtout permettant de faire vivre la ville et ses espaces publics - lire à ce sujet, "Redesigning Las Vegas : Entertainment architecture for the expérience economy".

Cette mutation avait commencé avec le roller coaster du New York New York - -.

Elle prend actuellement une nouvelle dimension avec des zip lines qui permettent non seulement de se déplacer en hauteur, mais qui, surtout, sont en train de changer le regard sur la rue et les moyens de s'y déplacer

Si la VooDoo était sage et ressemblée beaucoup à un télésiège de ski (image en haut), Zlotzilla était elle déjà plus intéressante, car offrant la possibilité totalement nouvelle de se déplacer en hauteur allongé, expérience peu commune aujourd'hui en ville (et même ailleurs).


Une nouvelle étape devrait être bientôt franchie avec la prochaine Fly Link (ci-dessous) installée au dessus du fameux Strip


Avec ses dix câbles en parallèle,  Fly Link va permettre de faire comprendre qu'une autre mobilité urbaine est possible.

Car il ne faut surtout pas regarder ces ziplines, comme des chose anecdotiques ou purement ludiques.

Le faire, serait connaître totalement l'histoire de l'urbanisme américain qui s'est fait en grande partie dans les lieux de loisirs et les parcs d'attractions.

On sait aujourd'hui qu'à la fin du XIX° siècle, Coney Island avec ses animations, ses transports et son architecture a été le laboratoire urbain de Manhattan, de sa densité et de sa verticalité.

C’est à Coney Island que l’on imagine des ballons se connectant à des tours.

C’est à Coney Island que l’on imagine que des tours puissent devenir des immeubles.

C’est de à Coney Island que partiront certains promoteurs pour investir Manhattan. Le Chrysler Building est construit en 1932 par l’un des anciens propriétaires de Dreamland

Aux Etats-Unis, le loisir toujours été terreau de l’urbanisme moderne. 

Et le phénomène ne fera que s’accentuer dans la seconde moitié du XX° siècle avec Disneyland.

Car contrairement à une idée reçue, les parcs n'ont pas pour origine les personnages des dessins animés, mais une vraie vision “urbaine” de Walt Disney passionné depuis longtemps par les villes. Son premier déclic a lieu à l'occasion de la visite de la Foire de San Francisco de 1939 et le second 1948 lors de la visite de la Chicago Railroad Fair. Il y découvre des villes idéales nourries des cultures du monde entier et desservi par des transports collectifs.

L’’histoire se synthétise en 1955 avec Disneyland entièrement organisé autour d’une Main Street piétonne et ses multiples parcours de train.

Mais passionné d’urbanisme et de nouvelles technologies, Walt Disney se sent très vite à l'étroit à Los Angeles. Ses ambitions urbaines le conduisent à acheter en Floride un immense territoire de 10 000 hectares (deux fois la surface de Manhattan !) sur lequel il va mettre en application ses grandes idées urbanistiques. 

L'une de ses idées fortes est la mise en place d'un réseau de transport en commun (monorail, train, bateau) faisant de Disneyworld la première ville de la seconde moitié du XXe siècle conçu autour du rejet de la voiture

Un examen plus approfondi des éléments qui ont fait le succès de Disneyland et Disneyworld montrent combien ces parcs furent les incubateurs des grands principes urbanistiques actuellement en œuvre dans nos villes. Citons aussi cette valorisation des transports en commun face à la voiture et la valorisation de la ville à courte distance ou «walkable city».

Las Vegas et ses ziplines s'inscrivent dans cette histoire.

On poursuit la réflexion demain.

Sur ce sujet, voir :
- Et si la ville devenait un parc de loisirs ?
- Et si Las Vegas était le modèle urbain du XXI° siècle ?

Mais aussi, car on oublie pas que zipline en français se dit "tyrolienne" :
- Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?

Et on y reviendra le 8 juin prochain, autour du rôle défricheur des mobilités ludiques et sportives - .

Friday, May 18, 2018

ET CES ENGINS, ON LES FAIT ROULER OÙ ?



Les images ci-dessus sont celles d'une récente campagne de la marque de vélo Specialized visant à faire respect des pistes cyclables, notamment par les motards et les chauffeurs de bus.

Cette campagne parle de deux roues.

Elle parle donc de respect pour des engins qui prennent peu de place au sol.

Mais imaginez cela ce que ça serait si de nouveaux engins comme les tricycles ou les quadricycles ci-dessous arrivaient dans nos villes.


Ces engins sont silencieux et non-polluants.

Ils ne risquent pas d'écraser et de tuer des piétons.

Ils sont donc de véritables alternatives pour penser un peu autrement la mobilité et le trans-sport ® urbain de demain, et ce tant pour les personnes que pour les biens.

Sur ce sujet, voir nos deux précédents posts :
- "Vers un trans-sport ® de marchandise ?"
- "Vers un trans-sport ® de vieux ?"

Ils sont aussi de véritables moyens de développer la mobilité active et la motri-cité ® du futur.

Mais qu'est-ce qui est pensé concrètement dans les villes pour ces engins silencieux ?

On y reviendra le 8 juin prochain lors de l'Atelier Transit City organisé autour de la question "Et si les révolutions du sport entrainaient une vraie mutation urbaine ?" 

Thursday, May 17, 2018

VERS UN TRANS-SPORT® DE VIEUX ?

Pour prolonger mon précédent post "vers un trans-sport ® de marchandise ?" sur la capacité qu'a le vélo à pouvoir répondre de façon active à un bonne part des demandes de mobilité urbaine, je voulais vous inciter à jeter un coup d'oeil sur "Cycling Without Age".

Ou quand on comprend que si l'on développait une véritable offre de mobilité pour les seniors autour du vélo, le statut de celui-ci dans les villes changerait.

Avec le vélo trois roues destiné aux seniors soit sous forme de taxi, soit d'engins individuels comme , une prise de conscience nouvelle sur les mobilités douces et actives en ville pourrait développer de façon plus sereine qu'à travers un simple combat contre les voitures.

Le regard des automobilistes et des motards changerait. 

Le regards et la réflexion des élus changeraient.

Cela permettrait de sortir le vélo trois roues de l'image "promène touristes".

Et on aurait peut-être enfin une voirie pensée et aménagée pour les vélos de 2 ou 3 roues.

Mais penser trois roues, ça serait aussi un moyen de mettre de façon massive dans les rues des engins modulaires, ligth et low tech favorisant une vraie mobilité active - voir, , entre autres.

Cette approche renvoie à "Micromachins & light Mobility".

Et sur les vieux comme initiateurs de nouvelles mobilités, voir :

On y reviendra forcément le 8 juin prochain, .

Wednesday, May 16, 2018

VERS UN TRANS-SPORT® DE MARCHANDISE ?

Pour prolonger le précédent post "Et si Adidas devenait une compagnie de coursiers, ça pourrait changer quoi ?,  sur la capacité des marques de sport a réenchanter certains secteurs de la mobilité urbaine autour des notions de performances, je voulais vous proposer ces quatre photos.

Ces quatre photos viennent de la société munichoise Hinterher. 

Elles montrent une chose, une seule : que le vélo pourrait très bien devenir un axe fort du transport de marchandise et de livraison urbaine dans les années qui viennent si les villes se donnaient la peine de créer les conditions pour.

Elles montrent aussi que la notion de Trans-sport ® que chez Transit-City nous souhaitons développer pour penser la mobilité des personnes  -  -, pourrait s'appliquer aux transport de biens même assez lourds et volumineux avec la notion de Trans-sport ® de marchandise. 

Une jeu sémantique qui aurait le mérite d'inciter à un décalage du regard et donc à une notre façon de penser la logistique demain.

On en reparle le vendredi 8 juin prochain,.

Tuesday, May 15, 2018

ET SI ADIDAS DEVENAIT UNE COMPAGNIE DE COURSIERS, ÇA POURRAIT CHANGER QUOI ?

Avec l'explosion du commerce sur internet, la livraison urbaine et la question du dernier kilomètre deviennent des enjeux stratégiques pour les marques, les distributeurs et les villes.

Actuellement toute la réflexion pour résoudre ce problème, se concentre sur les nouvelles technologies (voitures autonomes, drones volants, drones roulant, trottinettes électriques pour les coursiers... ) - voir "et si Amazon...", "quand Piaggio..." et "la livraison comme révolution urbaine... et sociale"

Bref que des réponses pensée d'une façon ou d'un autre auteur d'un moteur et d'une recherche de moindre effort physique - voir "quand devra être mobile et autonome", "quand la voiture autonome réinvente le drive" et "pourquoi faire croire que l'on aura encre besoin des hommes ?"

Et si on arrêtait de chercher sous cet angle technique et forcément très énergivore ?

Et si on imaginait plutôt que c'était les marques de sport qui s'emparaient de cette question et qui devenait des entreprises de livraisons fondée sur la sportivité, la performance et surtout le zéro émission de carbone ?

Dit autrement, et si c'était une marque comme Adidas qui devenait la premier entreprise de livraison 100% écolo-sportive ?

L'idée m'est venue en découvrant une opération marketing mené par la marque à New-York durant l'été dernier - voir, .

Oublions le côté coup marketing, et regardons ce que genre d'opération pourrait vouloir dire pour penser la mobilité demain ?

Si Adidas devenait une compagnie de coursiers, cela voudrait déjà dire que les équipementiers sportifs ne se pensent plus seulement comme des marques de sports mais comme des entreprises de trans-sport ® !! 

Cette révolution Adidas a déjà commencé à la faire à Berlin en devenant partenaire de la BVG, la compagnie qui exploite le métro dans la capitale allemande - voir "Et si Adidas devenait une compagnie de trans-sport ® ?"

Demain, on peut donc très bien imaginer qu'Adidas comme Nike ou d'autres marques intègrent qu'elles sont devenues des actrices incontournables de la mobilité urbaine - voir "et si le run commuting devenait le premier trans-sport ® de masse ?- et, qu'à partir de là elles ne se pensent plus seulement comme des marques de sports mais comme des entreprises de trans-sport ® à part entière ... et donc, aussi, comme des entreprises de logistique !! 

Les marques de sport ont aujourd'hui une telle aura qu'elles pourraient amener à un vrai changement de regard sur toutes les mobilités urbaines les plus dévalorisées et donc, notamment, les courses à vélo.

Si Adidas devient compagnie de coursier, on ne verra plus un coursier à vélo ... mais un sportif professionnel ultra-performant.

Ce changement d'image autour du corps et du statut du coursier inciterait forcément à penser autrement les couloirs cyclistes en ville. Ces derniers ne seraient plus pensés et conçus comme des petites zones étroites et mal foutues, mais comme des vraies pistes de haute performance.

Le vélo ne serait plus vu comme un truc d'écolo geignard, mais comme un truc silencieux (important, le silence !!!) et ultra performant !!!


Les coursiers Adidas feraient, d'une certaine façon au quotidien, le travail que font les coureurs du Tour de France une fois par an dans les rues de Paris - voir "et si le Tour de France faisait le boulot des écolos ?"

A terme, on pourrait imaginer qu'apparaissent de nouveaux genres de vélos ultra performants comme ceux ci-dessous - .




Sur ce thème de la puissance d'imaginaire des marques de cyclisme pour penser notre futur, voir "Et si Rapha devenait une marque de trans-sport ® ?"

On en reparle, .

Monday, May 14, 2018

ET SI LE SPORT PERMETTAIT DE CHANGER RADICALEMENT LA VILLE ?

Le sport est partout.

Le sport a dévoré le monde - .

Il n’est plus un monde à part.

Il irrigue des secteurs qui lui sont a priori très éloignés.

Il est devenu un mode de vie

Il est un des grands imaginaires de ce début de XXI°siècle.

Ca veut dire quoi ?

Ca veut dire que la sport est devenu un phénomène total.

Ca veut qu’il est devenu un incontournable pour penser le monde.

Ca veut dire qu’il devient une des grilles de lecture forte pour penser notre civilisation.

Ca veut dire qu’il devient un incontournable pour penser les villes de demain.

Ca veut dire qu’il va devenir un acteur incontournable de la prospective urbaine.

Ca veut dire qu’il va falloir de plus en plus l’intégrer dans notre façon de penser l’habitat, le travail, la consommations, le transport, la santé, le corps …

Une fois que l’on a dit cela, reste à imaginer comment concrètement le sport va changer la ville demain.

C’est tout l’objet de l’Atelier Transit-City organisé le 8 juin prochain sur le thème 



On verra pourquoi penser sport, c’est penser :
- révolution de la mobilité
- révolution de l’industrie
- révolution de l’architecture
- révolution de l’urbanisme

Bref, pourquoi le sport est devenu tout à la fois, une grille de lecture de la ville, un moteur de la prospective mais aussi un vrai moteur de la révolution urbaine à venir.

Vous êtes tous les bienvenus à cet Atelier - il suffit de s'inscrire :  contact@transit-city.com

Les Ateliers Transit-City ont lieu au Pavillon de l'Arsenal 
de 8h45 à 11h
21 Bd. Morland 75004 PARIS.

Friday, May 11, 2018

LE 1111 COMME IDÉAL SPORTIF ?

Le 1111 Lincoln Road dessiné par le duo Herzog de Meuron à Miami est un bâtiment exceptionnel.

C'est un bâtiment que l'on a du mal à regarder comme un simple parking.

C'est un bâtiment que l'on regarde plutôt comme un terrain de jeu 

C'est un bâtiment que l'on se plait à imaginer comme un espace de sports urbains d'un nouveau genre.

C'est un bâtiment que l'on parcours avec en tête la question "ça serait quoi aujourd'hui, un Dowtown Athletic Club créatif ?"

Pour l'instant les activités sportives y sont rares, mais elles existent à certains moments de l'année sous forme de cours de yoga.

Les corps remplacent alors les voitures, et on se demande forcément "si les parkings devenaient les espaces sportifs du futur ?"

Mais on se demande aussi, et surtout, "pourquoi le sport en ville est-il aussi peu imaginatif ?"

On en reparle le 8 juin, .

Wednesday, May 09, 2018

ET SI LES PARKING DEVENAIENT LES ESPACES SPORTIFS DE DEMAIN ?

Au Pavillon de l'Arsenal s'est récemment ouverte une exposition intitulée "Immeubles pour automobiles". 

Son objet : la mutation possibles des parkings dans les années à venir. 

"À la fin du XIXe siècle, la région parisienne est le berceau de la révolution automobile. Le rapide et spectaculaire essor de la « voiture automobile » s’accompagne de l’apparition de nouveaux archétypes bâtis, spécifiquement conçus pour cet objet technique inédit.  
À leur âge d’or, Paris compte plus d’une centaine immeubles pour automobiles, appelés garages, hôtels pour voitures ou garages-parkings. 
Aujourd’hui, alors que moins de 35% des ménages parisiens possède une voiture, ces parkings en élévation se vident. À l’image des constructions de la modernité abandonnées, des usines des faubourgs désertées, des entrepôts désaffectés, c’est désormais la mutation du patrimoine automobile qui est d’actualité."
N'ayant pas visité l'expo, je ne vais pas vous parler dans ce post des pistes proposées pour transformer ces extraordinaires bâtiments "dont les caractéristiques propres (système structurel rationnel, simplicité des dispositifs) en font des sortes de « squelettes capables » qu’il suffira peut-être dans un lendemain très proche de re-programmer avec de nouveaux usages".

Mais on comprend assez facilement que notamment avec les voitures autonomes, les parkings sont appelés à devenir totalement autre chose dans les années qui viennent, voir entre autres "Et si les parkings devenaient des usines ?"


Par contre devant l'intitulé de l'expo, une idée de transformation possible m'est immédiatement venue : celle d'en faire des espaces d'un nouveaux genres capables d'accueillir les nouvelles pratiques sportives qui ne trouvent pas leur place dans les installations traditionnelles (stade, gymnase, salle de fitness...). 


Ces "immeubles parking" pourraient être de parfaits prolongements et, surtout, d'excellentes réponses aux pistes évoquées dans "pourquoi le sport en ville est-il aussi peu imaginatif ?"


Mais à vraie dire, la mutation de ces "immeubles pour automobiles" est déjà en cours dans l'esprit et la communication des grands équipementiers de sport.


Preuve en est, la toute récente campagne de pub d'Adidas "Run the game" dont le cadre est ... un parking à étages - film visible, .

Avec cette campagne Adidas change de braquet dans sa façon de penser au parking.

Fini le temps ou le parking n'était pensé que comme un décor (voir ci-dessous une campagne développée en Asie en 2007 ), avec "Run the game" Adidas tente réellement de s'approprier le parking pour réinventer les codes du lieu sportif idéal.



Si Nike s'est approprié le garage depuis plusieurs années - voir "Et si Nike changeait la notion de garage ?", Adidas s'accapare de façon très intelligente le parking qui par ses espaces (plateaux, rampes, toits terrasse... ) offre beaucoup plus de possibilité de développement.

Mais sur le fond, la démarche de Nike et d'Adidas est la même : se réapproprier un espace automobile - c'est à dire un espace dédié à la mécanique - pour en faire un espace dédié aux sports - c'est à dire un espace dédié au corps en mouvement. 

On pourrait y ajouter la campagne menée par Asics sur le toit du Lingotto il y a quelques mois - voir, "Vitesse : quand le corps remplace les machines".

Et on n'est pas très loin non plus, de l'hypothèse faite récemment par Reebok de transformer les stations services en salles de sport - voir, "Et si Reebok transformait les stations service en complexes sportifs ?"

Si on voulait faire simple, on pourrait même se dire que les marques de sport se sont partagées les territoires traditionnels de l'automobile comme suit : 

Cela confirme la conviction très forte que nous avons chez Transit-City, que si les XIX° et XX° siècle ont été les siècles de la mécanique, le XXI° va être celui du corps, du corps en mouvement - voir "Et si tout était prêt pour que cela bascule beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine ?"

Évidemment, à partir de là on commence à regarder les immeubles dédiés aux voitures un peu différemment - voir ci-dessous


On est avec les planches ci-dessus au croisement de deux de nos récentes interrogations sur le sport en ville :

On en reparle le 8 juin lors du prochain Atelier Transit City organisé autour de la question "Et si les révolutions du sport entrainaient une vraie mutation urbaine ?"